Au fil de mes yeux et de mes chemins
17 ans d'amour partagé, de loyauté... et de ravages sur les terrains ! Si tu la vois avec l'air si fier au milieu de ses mottes de terre, petit loup, sache que c'était la championne incontestée pour piquer les ballons de foot et retourner le gazon. Une vraie petite terreur au grand cœur qui donne le ton dès le début de l'histoire.
L'air du large, un compagnon fidèle à mes côtés : une pause sérénité au fil de l'eau.
Une moitié de lune pour éclairer ce bout de chemin, en attendant que tu découvres le reste.
Quand la foudre déchire le ciel pour apaiser la terre, elle nous rappelle que la nature porte en elle la violence et la guérison. Si tu observes ces éclairs, petit loup, souviens-toi de ces étés où l'eau venait enfin réparer le feu.
Derrière ce flou artistique, se cache quelqu'un qui a traversé 60 ans de bêtises pour t'écrire tout ça.
Ma petite star au plumage doré par le coucher du soleil : avec son petit œil brillant qui m'observe sans lâcher, elle est toujours fidèle au poste et me suit partout !
Regarde cette mosaïque, petit loup. Si tu la découvres un jour, sache que chaque image est une invitation à regarder au-delà de ce que tu vois.
Un nuage lenticulaire suspendu dans l'azur, une curiosité du ciel qui invite à lever les yeux et à s'interroger sur ce qui nous dépasse.
Dans ce regard complice se lit toute notre histoire : nous jouions diablement, avec son gros ballon qu'elle adorait. Et toi, petit loup qui découvriras peut-être ces lignes bien plus tard, à 16 ou 20 ans si tu finis par trouver ce blog : as-tu toi aussi un gros ballon ?
ancré dans la terre et le travail du temps, ce tracteur rappelle d'où l'on vient. Si un jour tu cherches tes racines, petit loup, souviens-toi que chaque sillon tracé ici-bas porte la mémoire de ceux qui ont préparé la terre avant toi.
Tenir le monde au creux de ses doigts et tout inverser pour le voir autrement. Si tu regardes à travers cette sphère, petit loup, sache que c'est ma main qui a capturé ce secret pour t'apprendre à regarder le monde de l'autre côté du miroir.
Quand le soleil s'embrase pour saluer la fin du jour, même les grues de chantier s'effacent devant sa démesure. Si tu le découvres un jour, petit, souviens-toi que la nature sait toujours offrir des spectacles plus grands que toutes nos constructions.

La chaise est là, la base aussi. Ce paysage t'est familier ? À toi de t'approprier cet endroit !
Une moitié de lune pour éclairer ce bout de chemin, en attendant que tu découvres le reste.
Une vraie répétition générale sur les berges ! Pendant que l'une déploie ses grandes ailes pour s'envoler en solo, les autres scrutent la scène avec application. Si tu observes cette petite troupe, petit, tu verras qu'il y a toujours un chef de piste pour donner le spectacle, et une assemblée pour juger du résultat !
Entre ombre et lumière, ces fleurs de lotus s'épanouissent à leur propre rythme. Un jour, si tu croises ce chemin, souviens-toi que chaque chose éclot à son heure.
Plus malin qu'il n'y paraît, le corbeau écoute le silence. Observe-le bien, petit loup, il a beaucoup de choses à te raconter sans un bruit.
Quand les crayons et les couleurs se mélangent pour capturer l'essentiel, c'est une autre façon de raconter le monde. Si tu regardes ce dessin, petit loup, tu y verras que la création et l'imaginaire sont de plus beaux voyages pour exprimer ce que les mots ont parfois du mal à dire.
Un regard posé sur le monde magique des enfants, où l'imagination n'a pas de limites. Si tu découvres ces dessins un jour, petit loup, sache qu'ils sont comme une fenêtre ouverte sur la joie de créer, une joie qui t'est aussi destinée.
Entre le réel et le reflet, le monde se dédouble pour créer un tableau impressionniste. Si tu regardes bien, petit loup, ce petit gardien à plumes veille aussi sur le double de son univers.
Une simple plume égarée dans les herbes, légère comme un secret confié au vent. Si tu la trouves un jour, petit loup, sache qu'elle porte la mémoire de tous les oiseaux croisés au fil de ces pages.
Quand le ciel s'enflamme de nuances cuivrées avant de s'endormir, c'est le monde entier qui se pare de magie. Si tu lèves les yeux vers ces nuages, petit loup, sache qu'ils gardent l'empreinte des plus beaux crépuscules.
Chercher toujours ce qui se cache sous l'évidence.
Face au vacillement de notre nature et au balafres des avions dans le ciel, les oiseaux continuent de tenir bon. Si tu observes cette cicatrice blanche au-dessus du petit oiseau, petit loup, sache qu'il faut parfois savoir s'indigner pour protéger ce qui reste de plus fragile.
Incroyablement organique et chargée de symboles, cette composition révèle l'essence même de la filiation : un ancrage puissant où cette écorce nue, dénudée par la saison et sculptée comme une armure de terre et de bois, témoigne du temps qui passe et de la résilience des ancêtres. Au-delà du simple tronc dressé vers un ciel d'un bleu électrique, la structure de l'arbre dévoile des formes étranges et des courbes évocatrices, portant en elle la sève, la mémoire des origines et la force invisible de ceux qui nous ont plantés là.
Quand la lune, notre douce compagne de nuit, se fait balafrer par le sillage d'un avion, c'est la poésie du ciel qui est interrompue. Si tu regardes cette cicatrice blanche traverser la lune, petit loup, sache qu'il est important de préserver les rêves et les étoiles, même quand ils sont menacés.
Quand la lune se voile ou s'efface lors d'une éclipse, c'est tout le ballet céleste qui s'invite sous nos yeux. Si tu observes ces différents visages de l'astre, petit loup, tu y verras la grande mécanique de l'univers qui transforme l'ombre en poésie.
Et puis, il y a ces merveilles du quotidien que j'aime observer : la vue des oiseaux, la douce clarté de la lune, l'éclat du soleil, la beauté des fleurs et le fil de l'eau qui coule... Autant de petits instants de lumière et de vie que je rassemble et garde ici pour toi.
Photo de l'échographie du petit loup, transmise par ta maman peu de temps après.
Soixante ans, six ans, et un fil tendu vers l'avenir
Bien avant que tu n'arrives parmi nous, Lou, j'avais déjà une grande passion pour les loups. C'est un animal libre, noble et protecteur, qui m'a toujours fascinée, au point d'avoir créé ma page Facebook "Lou Loup" il y a bien des années. Quand on voit ce magnifique ciel étoilé ou cette éclipse, on sait bien que les plus beaux rendez-vous ne doivent rien au hasard...
C'est donc tout naturellement que ces magnifiques loups ont pris place dans mon univers depuis les débuts de cette page. En voici quelques-uns, accompagnés de quelques mots pour toi..
La sérénité du loup, se mirant dans l'eau claire...
Ces petits louveteaux qui s'éveillent au monde, si pleins de vie.
La noblesse et la douceur de cet animal protecteur.
La meute est là, mais chacun doit apprendre à marcher par ses propres moyens.
Fermer l'horizon ou les bouches n'efface pas ce qui est.
Derrière cette patte posée sur les yeux, mon propre regard reste grand ouvert.
On ne peut pas enfermer ce qui refuse de plier.
Rien de tel qu'un bon moment de détente pour tout relativiser.
Et la lune, veilleuse de nos nuits, trait d'union entre nos mondes.
Et au milieu de tout ça, mon regard à moi. Un regard empli de souvenirs de cette passion, de tout ce que j'ai vu et aimé... mais un regard surtout tourné vers l'avenir, plein de tendresse.
Alors tu comprends, Lou, mon « petit loup », pourquoi ce prénom était une évidence. Entre ma passion pour ces êtres nobles et la force de mon regard sur toi, tout est lié.
Chercher ses origines, lever le voile
On commence souvent à chercher ses origines quand le silence est devenu trop lourd. Quand il y a eu des secrets, des chuchotements, des choses qu'on ne nous a pas dites, ou même des mensonges. Mais un jour ou l'autre, la question finit par se poser avec une force irrésistible. Et quand on cherche vraiment, on finit toujours par trouver.
Pendant longtemps, toute une partie de mon histoire du côté de mon père est restée dans l'ombre. Je savais qui il était, je l'avais connu jusqu'à mes 10 ans, puis j'ai appris son décès à mes 14 ans.
La vie en a décidé autrement : je n'ai pas pu aller à son enterrement. C'est plus tard, alors que j'avais un peu plus de 30 ans, que j'ai enfin pu venir me recueillir sur sa tombe.
Comme le loup qui flaire le vent pour retrouver la trace des siens, le besoin d'en savoir plus s'est imposé à moi bien des années après. Dans la nature, le loup a cet instinct viscéral de la mémoire et de la transmission.
Puis, à un moment de ma vie, après ma séparation, je me suis sentie comme cet animal blessé à terre, que l'on continuait à achever...
Heureusement, cet animal a su puiser dans sa mémoire et ses instincts pour se relever, reprendre ses forces et se redresser.
J'ai ouvert l'arbre généalogique, j'ai fouillé le passé pour comprendre d'où je venais vraiment et reconstituer notre meute.
Si je te raconte tout cela aujourd'hui, mon petit Lou, c'est pour que toi, tu n'aies jamais à chercher dans le noir. Pour que tu connaisses tes vraies racines, sans secret ni tabou.
Mon petit Lou,
Dans le grand livre de notre histoire familiale, voici le tout premier chapitre qui t'appartient. À travers ces quelques images, c'est un peu de notre ciel, de notre lumière et de mes pensées que je t'offre pour grandir.
Ici, tu découvriras ton tout premier portrait pris alors que tu étais un fœtus de trois mois déjà bien au chaud, le 21 février 2020 à la Polyclinique de Bordeaux Nord, bien avant que tu ne viennes illuminer notre monde en septembre de la même année.
Que ce voyage à travers nos racines et nos paysages t'accompagne toujours.
Les racines de notre histoire
Derrière chaque nom de cet arbre généalogique se cachent des vies, des visages et des histoires qui ont façonné le chemin jusqu'à toi, mon petit Lou. Avec plus de 5 600 individus recensés et autant de fragments de notre passé assemblés sur Geneanet, ce travail de mémoire est une façon de tisser le lien entre ceux qui nous ont précédés et toi, qui portes l'avenir de cette lignée. Tu trouveras un peu plus loin l'arbre qui commencera directement par mon propre papa, ainsi que le lien pour aller explorer tout le reste sur Geneanet.
Aujourd'hui, c'est une journée particulière : j'ai exactement 60 ans, et toi, mon petit Lou, tu vas bientôt souffler tes 6 bougies. Regarde comme les chiffres se répondent et s'amusent : j'ai exactement dix fois ton âge. En numérologie, ce chiffre 60, ou ce 6 qui te caractérise déjà, porte une vibration d'harmonie et de transmission.
L'idée d'un blog ne m'avait jamais traversé l'esprit, mais passer cette journée tranquillement à penser à toi, à bâtir cet espace, c'est formidable. Je ne sais pas si cet outil existera encore demain, ni quand tu découvriras ces lignes. Mais je voulais que tu saches la vérité, sans filtre.
Si un jour tu te demandes pourquoi je ne suis pas venue te chercher alors que nous habitons à quelques kilomètres l'un de l'autre, car oui, je sais où tu es.
La réponse est simple : j'ai promis à ta maman de ne pas l'importuner. J'estime qu'un enfant aurait dû m'être présenté en bonne et due forme, dans la joie et la simplicité, et j'aurais eu un immense bonheur à te connaître et à m'occuper de toi si le besoin y était. Mais ta mère a choisi de couper les liens. C'est son choix. J'en ai fait le deuil. Au départ, c'est douloureux, comme je l'ai déjà traversé pour d'autres épreuves face à des fonctionnements toxiques ou manipulateurs, mais la page est tournée.
Je refuse d'être dans la démarche procédurière, de la gêne ou du forcing. Je ne veux pas bousculer ta vie ni celle de ta mère. Alors, si tu ne me vois pas surgir, c'est uniquement par respect de cet équilibre.
Mais retiens ceci : si tu es un peu comme moi, à ne jamais porter de jugement sans voir, sans sentir ni ressentir les situations par toi-même, alors tu sauras où me trouver.
J'espère de tout cœur être encore là dans dix ou quinze ans, en bonne santé, pour que tu puisses faire ce pas vers moi si tu le souhaites.
Pour conclure cette journée, voilà à quoi je ressemblerai d'ici une quinzaine d'années, ça te donnera une petite idée de la mamie que je serai. C'est une photo que l'on a faite avec mon meilleur ami, Didou. Celui que je connais depuis mes 14 ans, bien avant que ta maman vienne au monde, où on s'est tous les deux vieillis.
























































Commentaires
Enregistrer un commentaire